La démocratie locale ne peut pas se résumer à un vote tous les six ans. Elle doit être une pratique quotidienne, concrète, accessible. À Tarbes, comme dans beaucoup de villes, le lien entre les citoyens·es et la décision publique s’est distendu. Réunions de quartier où tout est déjà décidé, conseils peu visibles, débats municipaux réduits à l’enregistrement de choix arrêtés en amont : cette manière de gouverner appartient au passé.
La défiance démocratique n’est pas une fatalité. Elle est le produit de pratiques politiques qui ont éloigné les habitant·es des lieux de décision. Elle recule dès lors qu’on change les règles du jeu.
C’est l’ambition que nous portons : faire de Tarbes une ville où l’on décide avec ses habitant·es.
L’exemplarité pour reconstruire la confiance
La confiance commence par la probité.
Partout en France, les atteintes à l’intégrité publique sont devenues la première cause de poursuites visant les responsables locaux. On ne restaurera pas la confiance sans une transparence totale sur l’utilisation de l’argent public et sans règles strictes pour prévenir les conflits d’intérêts et le favoritisme.
Cela suppose des actes clairs :
• publier des critères d’attribution des subventions,
• garantir des procédures de recrutement fondées sur la compétence nécessaire au poste
• rendre lisible le budget municipal,
• présenter chaque année un bilan de mandat,
• respecter pleinement le rôle de l’opposition en lui confiant la présidence de la commission des finances,
• mettre fin au cumul des mandats de maire et président·e de l’agglomération
L’exemplarité n’est pas une posture morale. C’est une méthode de gouvernement.
Partager le pouvoir de décider
Mais la transparence ne suffit pas. Il faut redonner du pouvoir d’agir.
Nous proposons la création d’une assemblée citoyenne réunissant des habitant·es volontaires et tirés au sort, indemnisés. Elle participera à la construction des politiques publiques, à leur évaluation et à la priorisation des investissements, avec un rôle consultatif sur toute décision budgétaire qui concerne un service public pour des choix éclairés et partagés.
Nous organiserons des réunions publiques régulières dans tous les quartiers, non pour présenter des décisions déjà prises, mais pour débattre en amont.
Nous créerons un conseil municipal des enfants, un conseil de la vie associative garantissant la transparence des subventions et un service municipal dédié aux démarches participatives, piloté par un adjoint à part entière.
Parce que participer n’est pas seulement donner son avis : c’est contribuer à la décision.
Changer la manière de gouverner
Gouverner autrement, c’est aussi transformer le fonctionnement interne de la collectivité.
Les commissions municipales doivent redevenir des lieux de travail réel. Tous·tes les élu·es doivent être pleinement associé·es aux décisions.
Les agents territoriaux doivent être écoutés et reconnus comme des acteurs essentiels du service public.
Nous ferons de notre futur centre social et culturel un espace d’expérimentation de cette gouvernance partagée, en lien avec les démarches d’éducation populaire.
Une ville plus forte parce que plus démocratique
Associer les habitant·es, ce n’est pas ralentir l’action publique. C’est la rendre plus juste, plus efficace et mieux comprise. C’est mieux utiliser l’argent public. C’est apaiser la vie locale en remplaçant la défiance par la co-responsabilité.
Une ville où les citoyen·nes ont prise sur les décisions est une ville qui avance.
Tarbes peut devenir un exemple de démocratie locale vivante, écologique et solidaire. Mais cela suppose un choix clair : passer d’un pouvoir concentré à un pouvoir partagé.
La démocratie locale n’appartient pas aux élu·es.
Elle appartient à celles et ceux qui vivent la ville.
Il est temps de lui donner toute sa place.
Tarbes Citoyenne Écologique et Solidaire