Quelle est notre conception ?
Un territoire souverain, soutenable et solidaire : un territoire où la préservation de la vie est au centre des priorités, un territoire sobre qui s’inscrit dans les limites de ses ressources et qui cesse d’aggraver le changement climatique, la destruction de la biodiversité. Sobriété et action face aux changements climatiques.
Un territoire à échelle humaine qui assure des conditions de vie dignes à toutes et tous, où justice sociale et justice environnementale sont indissociables.
« L’écologie de la galère » force à être économe de toutes les ressources pour ne pas faire flamber la facture d’eau, d’électricité, de chauffage ou celle des courses (avoir recours aux ressourceries, aux vêtements de seconde main …).
Une ville où il est facile d’accéder aux commerces et services publics, où l’on peut profiter d’espaces de nature et de lieux publics où se retrouver.
Une ville qui dispose d’une offre de déplacements qui ouvre sur tous les quartiers.
Notre boussole : priorité aux services publics et aux biens communs, décisions co construites avec les habitants.
L’approche « One Health » ou « une seule santé » en français, tient compte des liens complexes entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement dans une approche globale des enjeux sanitaires : alimentation, logement, air, eau, bien commun qui doit être accessible à tous.…
À l’échelle de l’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées : des territoires ruraux pour lesquels il faut exiger l’équité dans l’accès aux services, la mobilité ; enjeu majeur de nombreux documents cadres : Schéma de cohérence territoriale SCoT, Plan Local d’Urbanisme intercommunal PLUi, Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) qui vise une réduction des gaz à effet de serre, des transports plus propres, l’amélioration énergétique des bâtiments et une meilleure gestion de la biodiversité … quels en sont les réels effets ?
Chaque aménagement doit être pensé pour demain, être sobre dans l’utilisation de foncier, de matière et d’énergie. Il doit permettre un accès facile en transport en commun ou en mobilités douces, donner sa place à la nature et privilégier l’usage d’énergies renouvelables.
Renouveler les espaces urbains existants, réhabiliter les bâtiments vacants, valoriser l’existant, « faire la ville sur la ville ».
Quelle est la situation à Tarbes ?
Les émissions de GES ont été évaluées dans le cadre du PCAET : le transport routier est le premier secteur émetteur du territoire (43 % en 2021) devant le secteur résidentiel (19 %). Il en est de même pour la consommation d’énergie (37 % transport 34 % résidentiel)
La réduction de consommation du territoire n’est pas suffisante pour atteindre les objectifs fixés dans ce document cadre ; les gisements de réduction de consommation d’énergie et de réduction des GES sont la rénovation énergétique du secteur résidentiel, tertiaire, la réduction des distances parcourues en voiture individuelle et le développement des mobilités partagées et actives.
Il est donc nécessaire de changer de braquet à l’échelle de notre agglomération !
« Opération façades » mais absence de planification d’une réhabilitation énergétique d’ampleur.
Santé Publique France : la mortalité liée à la pollution de l’air ambiant reste un risque conséquent en France avec 40 000 décès attribuables chaque année aux particules fines.L’OMS a montré qu’en Europe les facteurs environnementaux qui pourraient être évités ou supprimés provoquent 1,4 million de décès par an, soit au moins 15% des décès.
Une ville à forte dominance minérale, une végétalisation tardive qui peine à rendre l’espace public plus respirable.
23 ha consommés entre 2009 et 2023 majoritairement pour des projets d’activité économique et commerciale.
Les aménagements dédiés à la circulation accordent une place importante à la voiture, les transports en commun n’offrent pas le service attendu en termes de réseau, cadencement, desserte de la ville et de l’agglomération.
Les aides financières facultatives du CCAS pour le paiement des factures d’énergie explosent : précarité énergétique des habitant.es de la ville qui vivent dans des passoires thermiques.
Produits durables et de qualité dans la restauration collective (cantines, restaurant municipal, …) : un effort insuffisant, loin des objectifs de la loi EGAlim (50 % dont 20 % de produits biologiques), avec une utilisation majoritaire de produits transformés. L’enquête réalisée par l’association « Agir pour l’environnement » évaluant la part d’alimentation issue de l’agriculture biologique nous place en fin de classement de 97 villes préfecture avec un taux de 4,8 % en 2024. Cela malgré une offre locale disponible et le volontarisme des producteurs pour rendre possible ce changement de paradigme.
Que propose Tarbes Citoyenne Écologique et Solidaire ?
Aménagement et urbanisme
Zéro artificialisation nette, protection des terres agricoles
Végétalisation massive, ilots de fraicheur, arbres, parcs … le végétal doit reprendre ses droits dans notre ville. Nous devons prendre toute notre part dans la nécessaire restauration de la biodiversité, animale et végétale : régénération des sols, restauration des zones humides, multiplication des refuges de biodiversité. Effort plus marqué dans les quartiers les plus bitumés et minéraux (Foirail, QPV …) : réaliser une cartographie.
Fontaines à eau partout dans la ville
Faire évoluer le règlement local de publicité pour interdire la publicité lumineuse invasive, nuisible et climaticide (mairie – agglo) – « zéro watt pour la pub »
Protection de la biodiversité urbaine (corridors écologiques) : SCOT PLUi
Rénovation thermique prioritaire des bâtiments publics, réhabilitation du bâti ancien (aller au-delà des façades) : approche énergétique, patrimoniale pour maintenir l’identité et le charme de la ville, donner envie d’habiter le centre ancien en adaptant les bâtiments pour pouvoir les occuper confortablement
Établir un référentiel pour un urbanisme écologique et solidaire qui pose les principes auxquels les acteurs de la construction (publics et privés) doivent se référer et qui guide les échanges en toute transparence avec les porteurs de projet (ne se substitue pas au PLU)
Abonder les aides financières de l’agglomération pour l’aide à l’installation (remplacement) des modes de chauffage individuel décarbonés (pompes à chaleur etc …)
Mobilités
Développement fort des transports en commun (tarifs sociaux, gratuité, cadencement …) une véritable alternative au tout voiture
Réseau cyclable cohérent, sécurisé et continu, alternative crédible au tout voiture, ville à 30km/h
Réduction de la place de la voiture (piétonisation, zone à trafic limité)
Retravailler la question de la mobilité pour les habitants des communes rurales de l’agglomération (soutien à l’autopartage, transport à la demande, covoiturage …)
Plan de mobilité simplifié (PDMS) en lien avec l’agglomération, PDU plan de circulation ...
Écomobilité scolaire : élaboration d’un plan de déplacement d’établissement scolaire en partenariat avec l’éducation nationale, à partir d’un diagnostic local et mise en place d’actions favorables au développement de la marche, du vélo, des transports en commun, du covoiturage pour les trajets domicile – école/collège/lycée/université
Expérimenter la création de rues aux écoles : piétonisation des voies aux abord des écoles maternelles et primaires pour sécuriser le chemin domicile – école, améliorer la qualité de l’air et végétaliser, offrant ainsi un espace de jeux et de rencontr
Énergie et climat
Accélérer la production locale d’énergie renouvelable (SEML HAPY ENERGIE / SAS HELIOS TARBES) : politique ambitieuse à porter par la ville et l’agglomération
Plan de sobriété énergétique communal, rénovation énergétique des bâtiments municipaux et généralisation de l’éclairage public intelligent LED
Lutte contre la précarité énergétique
Déchets et économie circulaire
Réduction des déchets à la source, lutte contre la surproduction et les emballages inutiles
Lutte contre le gaspillage alimentaire
Collectivité exemplaire : réguler ou interdire certains plastiques et produits jetables
SYMAT : service public fort et démocratique – objectif de réduction des déchets ménagers et assimilés plus ambitieux à l’horizon 2030 (de - 19 à - 25 kg/hab/an), tri des déchets, déployer collecte des biodéchets en point d’apport volontaire, compostage individuel et collectif en lien avec les habitant.es
Peser au SMTD sur l’arbitrage pour la solution retenue du traitement des déchets résiduels (unité de traitement et de valorisation des déchets /unité de valorisation énergétique) … réduire fortement le gisement en amont
Soutien au réemploi, aux ressourceries et à l’économie sociale et solidaire
Eau
Faire face à une ressource en eau fragilisée, défense de la ressource contre la surexploitation et l’agro-industrie polluante, avec un développement local soutenable.
L’accès à l’eau doit être garanti à tous : gratuité des premiers mètres cubes (volume vital) ou tarification sociale progressive.
Désimperméabiliser la ville (places de stationnement : revêtements poreux pour infiltration eau de pluie).
Alimentation
Alimentation plus saine et durable en restauration collective (cantines, restaurant d’entreprise …) dépasser les objectifs de la loi Egalim (vers 100 % bio et local) diminuer la part des produits transformés. Sécuriser les débouchés locaux et le transcrire dans les marchés publics.
Accès pour tous à une alimentation saine et durable : soutien financier : caisses alimentaires locales, développement d’épiceries sociales et solidaires, groupements d’achats, magasins de producteurs avec tarifs différenciés selon les revenus, aides financières pour ces achats, cuisines collectives.
Soutien à l’agriculture paysanne locale, à l’installation : soutien des acteurs déjà engagés sur le territoire, créer les conditions favorables pour l’émergence de projets.
Relancer le Projet Alimentaire Territorial, animé par le CD 65 et en sommeil
Jardins partagés et création de ceintures maraichères.
Gouvernance et démocratie
Budget centré sur l’écologie (actuellement on « valorise » dans le budget à postériori les financements « verts »)
Une assemblée citoyenne pour une co constrution des projets, leur suivi et évaluation avec une « convention climat annuelle » à l’échelle de l’agglomération
Transparence des décisions et des marchés publics
Exemplarité de la collectivité
Conditionnalité écologique des aides municipales
Fond de soutien aux associations souhaitant mener des projets de transition écologique et énergétique, réaliser un bilan carbone ou mettre en place des actions écoresponsables (action PCAET de l’agglo)
Financement
Réorientation des dépenses (moins de grands projets inutiles)
L’agglomération doit réorienter son budget pour peser sur la lutte contre le changement climatique, pour plus d’équité territoriale