Agir pour garantir un logement abordable et décent pour tous

Agir pour garantir un logement abordable et décent pour tous

Hervé Charles 02 février 2026

TCES revendique pour Tarbes, ville populaire, l’égalité des droits et la mixité sociale.

Le droit au logement est un droit fondamental une des sécurités que nous devons assurer.

Il est la condition nécessaire à l’insertion économique et sociale, un déterminant essentiel de santé. À l’inverse, pour toute personne en situation de précarité, il est facteur d’exclusion car les conditions de logement indigne peuvent être source d’isolement social.

Face aux défis de la précarité résidentielle et énergétique, de la vétusté du bâti, de la transition écologique et du vivre ensemble, notre action municipale entend s’engager pleinement pour un habitat plus humain, plus responsable, mieux partagé et qui résiste aux changements climatiques.

Nous nous attaquerons à la spéculation immobilière et nous engagerons pour le logement social et public, premier rempart contre la précarité locative avec les loyers les moins chers du parc.

Quelle est la situation à Tarbes ?

La municipalité ne porte pas aujourd’hui une politique du logement et de l’habitat.

En 2022, 26,7 % de la dépense de consommation finale des ménages est allouée au service du logement, ce qui constitue le premier poste de dépense. Le gel des aides personnelles au logement dans le projet de budget pour 2026 est une mesure inique qui va encore pénaliser les plus pauvres.

À Tarbes, 60 % des ménages sont constitués d’une personne seule, 27,3 % des familles sont monoparentales, et le taux de pauvreté est de 26 %.

79 % des locataires du parc privé sont éligibles au logement social. Si la tension en matière de logement social est modérée (1,9 demandes en cours pour une attribution), il manque des logements adaptés (très sociaux, petits et grands …) et accessibles financièrement.

À Tarbes comme ailleurs, la logique des bailleurs publics pour palier au désengagement de l'État est de brader le parc social donc déséquilibrer le rapport public/privé au profit du privé donc du marché.

Le taux de vacance est préoccupant : 14,5 %, soit 4361 logements essentiellement dans l’hypercentre ancien alors que nombre d’habitants ne peuvent accéder à un logement ou sont mal logés.

Tarbes a du mal à retenir les jeunes actifs et les couples avec enfants

Le logement qu’il soit social ou privé ne répond pas aujourd’hui à toutes les demandes.

La prévention des expulsions locatives est insuffisante.

L’offre d’hébergement d’urgence s’est certes étoffée, mais elle ne répond pas à toutes les situations.

Que propose Tarbes Citoyenne Écologique et Solidaire ?

Une action volontariste portée par un adjoint au logement, avec une ligne budgétaire identifiée, une commission dédiée et un service renforcé.

Redonner aux logements du centre-ville leur force d’attractivité, favoriser la réhabilitation de l’habitat ancien du parc privé (rénover énergétiquement notamment), lutter contre la vacance et le logement dégradé mais aussi encourager la production de logements abordables en centre-ville.

Diversifier l’offre de logements pour attirer et maintenir les jeunes actifs et leurs familles.

Adapter les logements au vieillissement de la population pour favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie

Zéro expulsion : le répit de la trêve hivernale ne suffit pas, elle doit devenir le socle d’un véritable droit au logement pour toutes et tous.

Mise en place d’une caisse locale de prévention locative et des impayés de loyers alimentée par la mutualisation des dispositifs existants (FSL, garantie Visale …) et abondée par le budget municipal

Zéro logement vacant : repérer et suivre les logements du parc privé.

Développer l’offre publique de logements, premier rempart contre la précarité locative. La SEMI doit être un outil au service de cette politique mais nous devons aussi reprendre la main sur l’OPH, en faisant de la rénovation de Solazur une priorité.

Augmenter la part communale du financement de l’opération programmée de l’habitat (OPAH), veiller à ce que le programme Action Cœur de Ville permette la production de logements accessibles à toutes les catégories de population.

Instaurer un permis de louer : outil de lutte contre le logement insalubre et les marchands de sommeil (déclaration des biens en location) en partenariat avec la CAF et avec un périmètre étendu à l’agglomération.

Prendre toute notre place dans le pôle de lutte contre l’habitat indigne.

Accompagner l’accession à la propriété avec le bail réel solidaire : achat du logement et location du terrain (loyer faible) à un Organisme Foncier Solidaire, étudier l’opportunité de sa création pour l’agglomération (avec l’EPF Occitanie)

Encourager l’émergence d’expérimentations innovantes telles que :

  • La sécurité sociale du logement : pour passer d’un système fondé sur le marché, les aides ponctuelles et les expulsions à un droit universel, inaliénable et protecteur.

  • Des programmes permettant la mise à disposition par les bailleurs sociaux de grands logements sous occupés ou mal adaptés pour en faire des colocations sociales.

  • Le soutien de collectifs d’habitants souhaitant construire ou rénover un habitat partagé.

Porter une attention particulière au logement des jeunes : (étudiants, apprentis, jeunes actifs …) en fléchant à leur destination une partie du parc social.

Accompagner financièrement la rénovation énergétique des logements

Hébergement d’urgence : ne pas brader mais mobiliser le patrimoine municipal pour mettre à l’abri les plus précaires

 

URBANISME 

 

Quelle est notre conception ?

 

Pour nous, l’aménagement de la ville doit être sobre et valoriser l’existant, avec pour boussole la qualité de vie de ses habitant.es (habitants heureux), la nature en ville.

La protection des sols vivants est un enjeu clé : biodiversité, infiltration eau, sécurité alimentaire, atténuation des effets du changement climatique en général.

Permettre à tous les habitant.es d’être bien dans leur logement, d’accéder aux commerces, aux services de proximité, profiter d’espaces de nature et de lieux publics où se retrouver, avoir à disposition une offre de mobilité qui permet cela et ouvre sur tous les quartiers.

Retisser du lien entre les quartiers et valoriser leur identité : recoudre la ville !

Faire ville commune.

Aménager une ville plus confortable, sécure et inclusive à pied, à vélo, en poussette, en fauteuil …

 

Quelle est la situation à Tarbes ?

 

Un cadre propice à la déambulation, une ville à taille humaine, offrant des perspectives dégagées vers les Pyrénées.

Un centre ancien préservé seulement en façade dont l’architecture, l’identité urbaine sont préservées, une mosaïque de quartiers témoins des différentes époques de son urbanisation, des quartiers emblématiques en transition (Arsenal, Bel Air …).

Les aménagements dédiés à la circulation (réseau viaire, espaces publics) accordent une place importante à la voiture, renforçant le constat d’un éclatement de la ville et d’un manque de lien entre ses quartiers.

Une ville qui tourne le dos à son fleuve.

À Tarbes entre 2009 et 2023 23 ha ont été consommés : espaces agricoles, naturels et forestiers (23 terrains de rugby) majoritairement vers des projets d’activité économique et commerciale.

Une ville à forte dominance minérale, une végétalisation tardive et éparse qui peine à rendre l’espace public plus respirable.

 

Que propose Tarbes Citoyenne Écologique et Solidaire ?

 

Retisser le lien entre les quartiers tout en valorisant leurs singularités, leurs identités pour « faire ville » …

Recoudre la ville : traiter les points durs pour tous les modes mais surtout les piétons, les cyclistes, les bus pour encourager un meilleur partage de la voierie et les modes de déplacement bas carbone/ décarbonés

Créer des porosités : Haras, traversées voies ferrées, éclairer, sécuriser les passages existants et traiter spécifiquement la liaison centre-ville Arsenal (projet structurant ?)

Réaménager la gare et ses abords 

Piétoniser, limiter la place de la voiture dans les rues commerçantes - « rues aux écoles »

Étendre, séparer, sécuriser le réseau cyclable en améliorant la continuité des aménagements, en les adaptant à la hiérarchie/au gabarit des axes équipés, en traitant les points durs : entrées de ville, axes structurants / carrefours abords des points d’intérêt, en lien avec les habitants et les associations d’usagers.

Rendre plus accessibles et praticables pour les usagers et les salariés les zones « périphériques » existantes (Méridien, Arsenal, Bastillac). Étudier une nouvelle desserte bus « en rocade » pour les inter connecter en complément du réseau en étoile transitant par la ville.

Réhabiliter les bâtiments vacants, identifier les friches, « faire la ville sur la ville » pour un aménagement sobre et valorisant l’existant.

Identifier les fonciers libres situés en ville, non bâtis : dents creuses, grands jardins … ou bâtis : bâtiments en friche, logements vacants … pour pouvoir continuer à produire des bâtiments professionnels, des logements pour attirer et maintenir en ville les jeunes, les familles avec enfants, les ménages à bas revenus et planifier des projets.

Faire du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal en cours d’élaboration un outil au service de notre vision, avec une réelle stratégie foncière de sobriété à l’échelle de l’agglomération

Réhabiliter le bâti ancien : aller au-delà des façades avec une approche énergétique, patrimoniale et technique pour maintenir l’identité et le charme de la ville, donner envie d’habiter le centre ancien en adaptant les bâtiments pour pouvoir les occuper confortablement.

Mieux nous protéger, préserver et réparer le vivant : régénération des sols, de l’eau, multiplication des refuges de biodiversité, des espaces végétalisés (repérer les terrains, parkings, zones inutilisées de la ville)

Se réapproprier le fleuve Adour, ne plus lui tourner le dos, faire du Caminadour un lieu de vie, un imaginant avec les habitant.es des espaces conviviaux de jeux, pique-nique, barbecue … animés par un médiateur.

Le faire aussi pour tous les parcs de la ville.

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